L’audiogramme tonal consiste en une mesure objective du seuil d’audition.

Il permet de confirmer ou d’infirmer, le type de surdité, de quantifier la perte auditive, et proposer des examens complémentaires.

Le seuil d’audition correspond au niveau à partir duquel une personne commence à percevoir un son, pour différentes fréquences testées.

L’audiogramme se fait au casque dans une pièce insonorisée, et on mesure de façon distincte le seuil d’audition de l’oreille droite et de l’oreille gauche.

 

 

On peut découper l’audiogramme en deux parties : les sons graves, qui correspondent aux basses fréquences (jusqu’à 1000 Hz), et les sons aigus, qui correspondent aux hautes fréquences (à partir de 1000 Hz).

La parole peut être divisée aussi en deux parties : les voyelles et les consonnes.

Les voyelles sont situées majoritairement dans les basses fréquences, et les consonnes sont situées dans les hautes fréquences.

Dans le cas d’une perte d’audition de type presbyacousie, la majorité des personnes disent : « J’entends mais je ne comprends pas ». Cela peut s’expliquer, par le fait qu’ils entendent bien les voyelles qui donnent le volume du mot, mais mal les consonnes qui donnent la compréhension du mot.

Un normo-entendant à son seuil d’audition compris entre -10 et 20 dB.
Une personne dont le seuil d’audition est supérieur à 20 dB, est considérée comme une personne souffrant d’une perte d’audition.

Les pertes d’audition sont classées en 4 catégories :

  • Légère : 21 à 40 dB
  • Moyenne : 41 à 70 dB
  • Sévère : 71 à 90 dB
  • Profonde : 91 à 120 dB

Classification du BIAP